Le fort d'Eben Emael

Ce fort, presque entièrement enterré, avait une multitude de galeries souterraines et comptait plus de vingt canons lourds, d'armes antichar et de mitrailleuses. Plus de 650 hommes assuraient sa défense. Il était inatteignable par voie terrestre, mais la plate-forme supérieure n'offrait aucune protection contre les attaques aériennes. Le planeur s'est posé près du pont de Veldwezelt situé derrière les maisons A l'époque les témoins oculaires avaient affirmé que c'étaient de grands appareils gris, sans aucun signe distinctif. Le cliché, pris par un photographe des Propaganda Kompanien, prouve de manière irréfutable que les témoins n'avaient pas rêvé. (si... si... ça arrive :-))
Remarquons la tache sombre sur le flanc de l'appareil... là où précisément se trouve la croix distinctive des avions allemands.

Précisions obligent lorsqu'on a affaire à des spécialistes:
- le planeur porte le doux nom de "DFS-230" >"Le 10 mai 1940 à 4h30, 11 "chauves-souris géantes marquées d'une croix noire", comme le disent les témoins, apparaissent au-dessus du fort belge d'Eben-Emael. Remorqués depuis l'aérodrome de Cologne par des trimoteurs Ju 52, les planeurs ont suivi un itinéraire balisé par des projecteurs jusqu'à la hauteur d'Aix-la-Chapelle, où les appareils ont été largés de façon à aborder leur objectif dans le silence. Par ailleurs, pour ne pas alerter les défenseurs de la forteresse, Hitler a interdit tout bombardement aérien préalable. Enfin, l'heure H a été étudiée avec minutie: pour passer le plus inaperçu, les planeurs se poseront à la limite de la nuit et du jour, "entre chien et loup" en quelque sorte".Fin de citation.
Il n'y a pas de croix sur les planeurs photographiés